Vision

INTRODUCTION

             

           Réunis à ARUSHA sous la médiation de Son Excellence Julius NYERERE, puis Nelson MANDELA, une partie de Burundais avaient réussi à faire croire au reste du peuple Burundais que l’Accord d’Arusha était la meilleure solution politique aux problèmes burundais.

Après la signature de cet Accord et celle des différents Accords de cessez-le-feu qui l’ont suivi, une nouvelle Constitution a été mise en place pour mettre fin à la transition politique qui avait été convenue avec la signature de l’Accord d’Arusha. Il venait d’être officiellement consacrer que seule la majorité ethnique, donc les Hutu, aura le droit d’accéder à la magistrature suprême du Burundi.

Dans l’ignorance totale d’autres Burundais qui avaient été mis à l’écart dans le marathon d’Arusha, des élections furent organisées et le CNDD-FDD fut porté au pouvoir. Ceux qui avaient cru à la solution miracle d’Arusha ne tarderont pas à se rendre compte qu’ils s’étaient trompés sur la nature du vrai problème burundais.

Issu d’un système politique mal pensé, le régime CNDD-FDD devint donc le résultat de la lutte que se livrent certains groupes de Burundais pour parvenir au pouvoir. Cette lutte semble parfois être pacifique tout en égorgeant des citoyens honnêtes qui refusent d’être embarqués dans la machine d’oppression cachée derrière la démocratie comme universellement définie. Armée ou pacifique, cette lutte se solde dans tous les cas par le succès d’un groupe de Burundais regroupés en un Parti Politique sur le reste de la population.

La même lutte politique consacre un système politique qui aboutit à la victoire d’un candidat aux élections présidentielles avec un certain pourcentage et dans tous les cas pas 100% des voix des électeurs burundais. Par cette faiblesse de ne pas avoir le soutien de tous les Burundais, l’élu oriente cette démocratie vers un système dictatorial, mais sous un déguisement démocratique. En effet,  le reste des électeurs burundais sont gouvernés par un système qu’ils n’ont pas choisi, et qui, au contraire, leur a été imposé. Et cela conduit vers la dictature pure et simple sous des apparences démocratiques.

APPERCU DU PROBLEME POLITIQUE BURUNDAIS

  • La démocratie comme copiée de l’extérieur dans  le monde occidental, donc sous sa forme dominante, n’est rien d’autre qu’une dictature de la majorité sur le reste de la population burundaise.
  • La représentation du peuple s’est révélée en une simple imposture, car la démocratie suppose le pouvoir du peuple et non le pouvoir contre le peuple
  • Les Partis Politiques et la Société Civile ne représentent que les intérêts d’une fraction de la population, ils sont donc de fait d’un côté un « appareil de gouvernement dictatorial » et de l’autre, un « appareil d’une élite exclusive dans son pur égoïsme social ».
  • Le Multipartisme comme  appliqué aujourd’hui n’a entraîné qu’une lutte pour le pouvoir peu soucieuse de l’intérêt général du peuple Burundais.
  • La notion des Ethnies comme consacrée par l’Accord d’Arusha, s’est révélé en une fuite vers les solutions simplistes du problème burundais. En effet, les membres des  ethnies minoritaires sont contraints d’être assimilés dans les Partis Politiques de l’ethnie majoritaire. Certains d’entre eux seront donc      présentés comme représentants des ethnies minoritaires en proportions consacrées par l’Accord d’Arusha alors qu’en réalité, aucune ethnie ne les aura choisis pour la représenter. Il y a émergence de groupes de personnes      partageant les mêmes intérêts et se réclamant de défenseurs de telle ou telle autre ethnie.
  • La domination d’un groupe sur le reste de la population est donc contraire à l’intérêt général, et      s’assimile à une dictature. Le pire, ces groupes supposés agir pour défendre des ethnies différentes, se coalisent pour opprimer le reste des Burundais.
  • Ensuite, l’adoption d’une Constitution par voie référendaire n’est autre qu’une illusion car demandant à une masse qui ne sait ni lire ni ecrire, ce qu’elle pense de la gestion du pays alors qu’elle n’y comprend rien. En posant une question fermée où les Burundais pris dans leur ensemble sont appelés à choisir      entre Oui et Non montre tout simplement la volonté des détenteurs du pouvoir de museler le reste de la population tout en l’amenant à être complice dans cette manipulation.

LE POUVOIR LEGISLATIF

L’Assemblée Nationale et le Sénat comme connus à ces jours se forment à la suite du succès d’un Parti Politique aux élections.

Les deux forment alors un Parlement de ce Parti Politique, et non le Parlement du peuple. Il représente un Parti Politique vainqueur des élections et non le peuple. Même avec plusieurs Partis Politiques ayant des sièges à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ces Parlementaires sont les représentants de leurs Partis Politiques respectifs et non du peuple.

Le Pouvoir Législatif qui en résulte est un Pouvoir des Partis Politiques et non le Pouvoir du Peuple. Dans de tels régimes, le peuple est la proie pour laquelle on se bat. Il est alors abusé et exploité par ces appareils politiques qui se querellent continuellement pour prendre le pouvoir ; pour arracher des voix au peuple tandis que celui-ci s’aligne en files silencieuses, qui se déroulent comme un chapelet, afin de déposer des bulletins dans les urnes de même qu’il jetterait des papiers dans une poubelle. C’est ça qu’on veut appeler la démocratie universelle.

Le système actuel des élections parlementaires repose sur la propagande pour attirer les voix. C’est donc un système démagogique au vrai sens du terme. Il est possible d’acheter et de manipuler les voix alors que les Partis Politiques plus pauvres financièrement, ne peuvent pas être au cœur des luttes électorales. Ce sont toujours et seulement les Partis Politiques riches qui gagnent les élections qu’on l’accepte ou pas même avec des idées médiocres.

Et pour répondre à l’image d’Arusha, des hommes et femmes sont alignés ethniquement alors que leurs ethnies respectives ne les ont pas mandatés. Une fois élus, ils sont au service de celui qui les a alignés et se ne soucient pas du sort réservé à leur ethnie.

Le Législatif, étant l’Institution Nationale et le porteur de la Vision Nationale, plus d’importance sera placée sur la représentativité Clanique que sur la masse derrière certains Partis Politiques.

      Par le Nouveau  Système Politique, Adaptée et Responsable,  le Parlement dans le système classique actuel est remplacé par la Chambre des Représentants des Communes(CRC). Elle ne sera pas l’apanage d’un petit groupe de Burundais élus sur des critères obscurs mais plutôt des Burundais acceptés et choisis sur base de leurs propres capacités et leurs attachements aux origines sans oublier leur moralité.

Ainsi, cette Institution devrait être composée de personnes capables et d’un caractère irréprochable, élus par des membres de leurs Clans familiaux respectifs.  Avec cette approche « participation de tous », toutes les familles hutu, tutsi, twa et ganwa seront représentées dans la formation et la consolidation de la Nation Burundaise au court, moyen et long terme.

Ainsi donc :

  • Les doléances du peuple burundais se transmettent par le biais de la Chambre des Représentants des Communes (CRC) ;
  • Les Membres de la Chambre des Représentants des Communes sont élus au niveau communal à raison de 8 membres par Commune dont 4 femmes. Leur mandat est donc communal.
  • Les Membres de la Chambre des Représentants des Communes forment au niveau de chaque Région une Assemblée Régionale. Les Assemblées Régionales se réunissent en sessions ordinaires s’étalant sur toute l’année à raison des trois derniers jours de travail par semaine. Le Lundi et le Mardi étant réservés à des descentes sur terrain dans leurs Communes respectives.
  • Par quatre Représentants par Région dont deux femmes, les onze Assemblées Régionales forment alors l’Assemblée Nationale. L’Assemblée Nationale se réunit tous les deux mois en une session ordinaire de deux jours.
  • Les Membres de la Chambre des Représentants des Communes  sont élus pour un mandat de cinq ans conformément au code électoral.

Le candidat aux élections législatives doit être de nationalité  burundaise ; être âgé de trente cinq ans au moins et doit être membre d’un Conseil Collinaire.

Il doit établir son domicile principal dans la Commune concernée et doit avoir au minimum un niveau Universitaire de formation.

Les candidats aux élections des Membres de la Chambre des Représentants des Communes  se présentent à titre personnel.

Ils sont élus par les membres des Conseils Collinaires de la Commune concernée.

 

 A noter que le nouveau découpage administratif se présente comme suit :

  1. 11 Régions dirigées par des Gouverneurs
  2. 55 Communes dirigées par des Administrateurs
  3. 110 Secteurs dirigés par des Maires
  4. 440 Collines dirigées par des Chefs

LE POUVOIR EXECUTIF

Le système exécutif sera confié à des personnes compétentes et honnêtes avec une vision claire qui répond aux besoins de tous les Burundais

, sur le court et le moyen terme et adaptée aux défis du pays à long-terme.   

Les Burundais doivent s’entendre sur un même Programme Politique, Economique, Social et Culturel pour une Vision meilleure pour tout le pays.

Ce Programme doit être la résultante des discussions tenues entre les différents acteurs Burundais dans les domaines concernés.

A la conclusion de ce Programme Commun, on passe alors à l’élection d’une femme ou d’un homme qui aura pour mission d’assurer son exécution sur une période de cinq ans.

C’est l’élection donc d’un Premier Ministre.

Il est assisté dans sa mission par une équipe restreinte de femmes et d’hommes qualifiés,  venant des milieux techniques différents pour répondre aux défis variés de notre Nation. Cette équipe ne doit pas comprendre plus de dix personnes.

  • Le Premier Ministre est élu par un Collège Electoral composé de la manière suivante :
  1. quatre représentants par Parti Politique
  2. les Membres de la Chambre des Représentants des Communes
  3. les Gouverneurs des Régions
  4. les Administrateurs Communaux
  5. les Maires de Secteurs
  6. les Chefs de Collines
  7. quatre représentants des Professeurs d’Universités
  8. deux représentants des Média
  9. deux représentants des étudiants par Université
  10. deux représentants des étudiants par Institut Supérieur
  11. les doyens des élèves des écoles secondaires du pays.

Le Premier Ministre devient alors le Chef du Gouvernement et préside le Conseil des Ministres ;

Il assure l’exécution du Programme quinquennal conclu entre les acteurs politiques économiques et sociaux du pays pour lequel il a été élu.

Le mandat du Premier Ministre est de cinq ans non renouvelables.

ð  Tout comme le Premier Ministre, le Gouverneur de Région, l’Administrateur Communal, le Maire du Secteur et le Chef de Colline sont aussi élus par un Collège Electoral chacun à son niveau. Ils doivent aussi être membres des Conseils Collinaires.

Avec le Nouveau Système Politique, notre Démocratie Adaptée et Responsable  se développe dans un Multipartisme responsable.

En effet,

Il a été prouvé qu’un Parti Politique reste un instrument idéal pour couvrir la dictature de la démocratie universelle comme vendue à travers le monde. Un Parti Politique reflète néanmoins une démocratie apparente en forgeant des assemblées ou des commissions, sans compter la propagande à laquelle se livrent ses membres. Le Parti Politique n’est nullement un appareil démocratique, parce qu’il se compose des gens qui ont les mêmes intérêts, se partagent la même vision et se protègent mutuellement une fois les intérêts des uns et des autres sont menacés. Ensemble, ils cherchent à étendre le courant de leur doctrine à l’entière société burundaise.

  1. L’objectif officiel d’un Parti Politique est de parvenir au pouvoir au nom de l’exécution de son propre programme. Il n’est pas démocratiquement admissible qu’un Parti Politique gouverne le peuple Burundais tout entier car celui-ci est constitué d’intérêts, d’opinions, de tempéraments, d’idéologies ou d’origines différents.
  2. Le Parti Politique reste est un appareil de gouvernement dictatorial permettant à ceux qui ont les mêmes conceptions ou les mêmes intérêts de gouverner le peuple Burundais comme un tout. Or, par rapport au peuple Burundais, le Parti Politique en question est une minorité.
  3. Former un Parti Politique c’est mettre en place l’instrument qui permettra de gouverner le peuple, c’est-à-dire de gouverner aussi ceux qui sont en dehors de ce Parti, car le Parti se fonde essentiellement sur une théorie autoritaire et arbitraire, à savoir le despotisme de ses membres sur les autres composants du peuple Burundais.
  4. Le Parti Politique avance que son arrivée au pouvoir est le moyen de réaliser ses objectifs, et que ses objectifs sont ceux du peuple Burundais. Telle est la théorie qui justifie la dictature du Parti Politique et qui sert de base à toute dictature. Quel que soit le nombre de Partis, cette théorie est toujours la même.
  5. Mieux l’existence de plusieurs Partis Politiques exacerbe la lutte pour le pouvoir qui aboutit à l’anéantissement de tout acquis du peuple, et sabote tout plan de développement de la société.
  6. La lutte des Partis Politiques, si elle ne se solde pas par la lutte armée, même rarement, prend la forme de la critique et du dénigrement mutuels. C’est un combat qui se déroule nécessairement au préjudice des intérêts vitaux et suprêmes de notre société, dont certains membres sinon tous, paient inévitablement les frais de la lutte des appareils pour parvenir au pouvoir. Car c’est dans l’effondrement même de ces intérêts que les Partis Politiques d’opposition trouvent la preuve de la justice de leurs argumentations contre le Parti Politique au pouvoir.
  7. Et c’est ainsi que les intérêts de notre Nation et ses projets deviennent les victimes de la lutte des Partis Politiques pour le pouvoir. Certes le conflit né de la multiplicité des Partis Politiques suscite une activité politique intense mais il n’en demeure pas moins que ce conflit est d’une part destructeur politiquement, socialement et économiquement et d’autre part se solde toujours par la victoire d’un appareil semblable au précédent, c’est-à-dire par la chute d’un Parti  Politique et la victoire d’un autre. Mais c’est toujours la défaite du peuple, donc la défaite de la démocratie réelle.
  8. En outre, les Partis Politiques peuvent être achetés ou corrompus, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. N’ayant pas les moyens financiers suffisants pour mener la campagne électorale et assurer quotidiennement leur fonctionnement, ils violent la loi régissant leur fonctionnement par l’acquisition du soutien financier ou matériel des tiers qui n’est jamais gratuit. Ici, c’est sans oublier la prostitution politique qui caractérise certains Burundais, en changeant de Partis Politiques comme de simples habits quotidiens.
  9. Ainsi l’organisation des Partis Politiques de nos jours se révèle comme un jeu comique et trompeur, basé sur la caricature d’une démocratie universelle au contenu égoïste, et fondée sur le jeu des manœuvres politiques qui profitent aux financiers de ces Partis Politiques.
  10. Le système actuel des Partis Politiques est donc l’appareil de la dictature moderne sous la couverture abusive de la démocratie.
  11. Conformément à la véritable démocratie, il est injustifiable qu’un Parti écrase, pour ses intérêts propres, tous les autres. Admettre une telle domination signifie rejeter la logique de la démocratie et s’en tenir à la logique de la force. C’est un acte de dictature contraire aux intérêts de toute notre Nation qui n’est constituée ni d’un seul Parti Politique, ni même des adhérents de ce seul Parti Politique. Une telle attitude ne peut trouver aucune justification car toutes les ethnies ont droit d’exercer librement leurs droits.
  12. La dictature s’explique en reconnaissant que la société est bien constituée de plusieurs éléments, mais que l’un d’entre eux doit éliminer les autres afin de rester seul au pouvoir. Une telle action n’est donc pas de l’intérêt de l’ensemble de notre pays, mais uniquement de l’intérêt d’un seul groupe de Burundais, d’un seul Parti Politique, c’est-à-dire de l’intérêt de ceux qui prennent le pouvoir car cette mesure discriminatoire est essentiellement dirigée contre les autres Burundais qui n’appartiennent pas à ce Parti Politique qui entreprend cette élimination.

Ainsi donc, si le système tribal ou sectaire est politiquement rejeté et honni, il doit en être de même pour le système des Partis Politiques comme il se présente aujourd’hui, car tous deux procèdent de la même manière et conduisent au même résultat. Pour notre Nation, la lutte des Partis Politiques a un effet aussi néfaste et destructeur que la lutte ethnique ou sectaire.

 

Pour y voir clair avec un changement positif  du Nouveau Système Politique, tout Parti Politique se constitue dans la logique d’un Laboratoire de Penseurs pour la Nation Burundaise. Ses membres doivent donc avoir un minimum de formation leur permettant de faire la lecture de ce qu’un Programme Politique.

            La bonne cohabitation pacifique des membres des différents Partis Politiques passe par un Forum des Partis Politiques bien structuré et outillé pour sa mission.  Aucun Parti Politique ne peut s’approprier sa gestion.

           Le Forum des Partis Politiques est le Comité Exécutif veillant au respect du Programme  Quinquennal pour lequel un Premier Ministre est élu. Ceci se traduit donc par un travail quotidien des Représentants des Partis Politiques dans ce Forum.

LE POUVOIR JUDICIAIRE

      Le Pouvoir Judiciaire

          Le système judiciaire sera reformé et un accent particulier sera mis plus, sur des mesures préventives que sur des mesures punitives.

Les lois seront traduites en Kirundi et lues au peuple durant des réunions communautaires.

 

ð  Avec le Nouveau Système Politique, notre Démocratie Adaptée  et Responsable ne laisse pas de place à une Justice instrumentalisée par les détenteurs du pouvoir.

  • Pour garantir l’indépendance de la magistrature burundaise, la nouvelle Constitution écarte de son fonctionnement le Pouvoir Exécutif par le recours aux élections pour des postes de responsabilités dans le système judiciaire burundais :
  1. les membres de la Cour Suprême ;
  2. les membres de la Cour Constitutionnelle ;
  3. le Procureur Général de la République et les magistrats du Parquet Général de la République ;
  4. le président de la Cour d’Appel ;
  5. le président de la Cour Administrative ;
  6. le Procureur Général près la Cour d’Appel ;
  7. les présidents des Tribunaux de Grande Instance, du Tribunal de Commerce et du Tribunal du Travail ;
  8. les procureurs de la République
  • La nouvelle Constitution indique que le Conseil Supérieur de la Magistrature soit composé d’hommes et de femmes élus. Il comprendra:
  1. cinq juges des juridictions supérieures ;
  2. quatre magistrats relevant du ministère public ;
  3. trois juges des tribunaux de résidence ;
  4. trois membres exerçant une profession juridique dans le secteur privé.
  • Une loi organique détermine l’organisation et le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature ainsi que les modalités de l’élection de ses membres.
  • La Constitution ne donne pas de chance aux candidats corrompus ou ayant été impartiaux dans l’exercice de leurs fonctions comme ceux ayant prononcé des jugements avec légèreté.  Le public aura alors un mot à dire.
  • La Constitution a un esprit correcteur des fautes graves commises dans le passé par les différents régimes qui se sont succédé. D’où elle revient sur la légalisation de la Peine Capitale pour qu’elle fasse partie intégrante des peines pouvant être prononcées par les juridictions nationales. Elle concernerait les cas suivants :
  1. Les crimes de génocide
  2. Les crimes contre l’humanité
  3. Les autres crimes de sang
  4. Les crimes économiques
  5. Les crimes politiques
  6. Les voleurs de tout genre
  7. Les détourneurs des derniers publics
  8. Les violeurs
  9. Les corrupteurs et les corrompus
  • La Constitution permet l’instauration d’une Cour Populaire dans les juridictions nationales.         

 

Les membres de la Cour Populaire sont :

  1. Le Père de la Nation
  2. Le Premier Ministre
  3. Le Président de la Chambre des Représentants des Communes
  4. L’Ombudsman
  5. Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature
  6. Le Président de la Cour Constitutionnelle
  7. Le Président de  la Cour Suprême
  8. Le Procureur Général de la République
  9. Trois magistrats de carrière ayant au moins 20 ans d’expérience.

 Le Président de la Cour Populaire est le Président de la Cour Constitutionnelle.

Le Vice-président de la Cour Populaire sera le Président de la Cour Suprême.

Le Secrétariat Permanent de la Cour Populaire comprend, outre les trois magistrats, un personnel choisi suivant les besoins de la Cour.

 

Les missions de la Cour Populaire sont notamment :

  1. d’autoriser l’exécution de la peine de mort prononcée par les juridictions nationales
  2. d’être saisie et prendre des sanctions pour des délits non encore couverts par la Loi Burundaise.
  3. de prendre des sanctions à l’encontre des Juges et des Magistrats violant la Loi pour condamner injustement un Citoyen.

Les décisions de la Cour Populaire ne sont susceptibles d’aucun recours.

Dans le but d’élever le sens de la responsabilité des juges et de diminuer le budget judiciaire alloué à un système lourd et couteux de 3 juges, un système d’un seul juge sera introduit.

Les communautés seront impliquées en procurant un Jury composé d’hommes et de femmes élus sur base de leur intégrité.

ð  Dans le but de garantir  une Démocratie Adaptée et Responsable, le  Nouveau Système Politique est protégé  par  une Loi Fondamentale Adaptée :

 

  • La Loi Fondamentale de notre pays ne peut plus être cette Constitution qui découle exclusivement des humeurs des dirigeants. Elle sera alors écrite sur base des conclusions convenues dans le cadre d’un Dialogue National Permanent dans le but de rompre avec les mauvaises habitudes de prendre en otage la population burundaise.
  • Son contenu ne sera plus ce produit des humeurs du pouvoir et de ses intérêts étant donné qu’aucun      pouvoir ne pourra plus s’établir au Burundi sur base d’un usurpateur du pouvoir du Peuple. Elle doit être stable en garantissant un système politique incorruptible de cette Loi.
  • En enterrant les luttes      de pouvoir, notre Constitution pourra donc être continuellement enrichie      ou abrogée dans un esprit de l’intérêt supérieur de la Nation Burundaise.      Il faut donc qu’elle soit l’expression même de la vie naturelle du peuple      Burundais qui se base sur sa Culture et ses croyances.

LE PERE DE LA NATION

 

ð  Outre les Pouvoirs Législatif,  Exécutif et Judiciaire distinctement définis

, notre Nouveau Système Politique instaure la position Constitutionnelle d’un Père de la Nation.

ð  La Nouvelle Constitution reconnait aussi l’Autorité Morale des Chefs des Clans.

Le Père de la Nation est présent dans le fonctionnement des trois Pouvoirs en tant que Personnalité Morale.

Il est élu par la Chambre des Représentants des Communes.

Il est élu pour un mandat de sept ans non renouvelables.

Il doit être membre d’un Conseil Collinaire.

Ses missions sont entre autres de:

Á       Garantir l’intégrité du territoire national. Il est donc le Commandant Suprême des Forces Armées ;

Á       Veiller à l’unité des Burundais autour de leur Loi Fondamentale qui les guide et les protège ;

Á       Veiller à la démocratisation continue de l’Etat et de la société ;

Á       S’adresser à la Nation dans la limite de la Loi Fondamentale ou en cas de besoin ;

Á       Représenter la Nation Burundaise auprès d’autres Nations et d’autres peuples ;

Á       Représenter la Nation Burundaise  auprès des Nations Unies et de l’Union Africaine.

ð  Dans la limite définie par la Loi Fondamentale, le Père de la Nation est assisté dans ses missions par :

  1. Les Chefs des Clans
  2. Les Présidents des Partis Politiques
  3. Le Président du Conseil National des Bashingantahe.

ð  Ils sont réunis dans le Conseil Suprême de la Nation (CSN en sigle). 

ð  A la fin de leurs mandats, le Père de la Nation et le Premier Ministre deviennent, s’ils le désirent, membres du Conseil Suprême de la Nation.

CONCLUSION

Différents pourparlers ont été organisés unilatéralement entre Burundais et multilatéralement

avec l’aide des pays régionaux et internationaux. Le résultat de tous ces accords a été ce qu’on a appelé ‘Accord d’Arusha’ qui, jusqu’à ce jour, est utilisé comme base à toutes les structures et initiatives politiques au Burundi.

Depuis lors, il y a eu des élections que nombreux sont ceux qui les ont considérées comme étant un véritable succès, mais les indicateurs de prospérité sont au rouge depuis à cause de :

. l’insécurité ;

. la violence sur toutes ses formes ;

. les assassinats ;

. la corruption généralisée au sein de la population ;

. la dilapidation des ressources matérielles par les leaders politiques, militaires et policiers aux côtés de leurs complices civiles ;

. vol et la corruption au sommet de l’administration,

. l’appauvrissement croissant de la population,

. mauvais fonctionnement de toutes les Institutions de notre Nation.

. Etc.

Il est donc clair que l’Accord d’Arusha est tombé dans un système politique corrompu et qui protège plus les criminels de tous genres que le peuple Burundais.  L’Accord d’Arusha, outre sa volonté d’exclure les minorités ethniques pour ne jamais accéder à la magistrature suprême de la Nation Burundaise, il favorise aussi :

–  la promotion de la médiocrité au niveau de ceux qui devraient être les Leaders du peuple,

–  l’ascension politique des individus et des leaders irresponsables ;

–  la violence, l’insécurité et des assassinats intercommunautaires ;

–  la médiocrité des services publics ;

–  le désordre et l’instabilité dans l’administration en général ;

–  l’instrumentalisation politique des corps de défense et de sécurité ;

–  la culture du mensonge des autorités et de la malhonnêteté dans le système du gouvernement ;

–  les politiques illogiques et incompatibles ;

–  le système judiciaire partial ;

–  la mauvaise gestion et la dilapidation des ressources nationales avec un degré de corruption très élevé ;

–  le système législatif immature et non représentatif ;

–  le dysfonctionnement des institutions politiques.

–  Etc.

Ces conséquences de l’Accord d’Arusha ont été tellement désastreuses ces dernières années avec le CNDD-FDD au pouvoir et la conclusion est que  le compromis sorti de l’Accord d’Arusha n’a pas apporté un environnement politique, tant indispensable qu’attendu, qui serait propice à l’instauration d’une paix durable et d’une prospérité pour le peuple Burundais. C’est ainsi donc que la Vision de l’Alliance Divine pour la Nation-Burundi s’oriente vers la construction de la Nation du Burundi, autour de grands piliers sociaux, économiques et politiques fondés sur des valeurs et principes insufflant la vie.

Ce sont :

–  Des individus libres et responsables,

–  Des familles unies,

–  Des communautés tranquilles et paisibles,

–  Caractère et compétence dans les services publics

–  L’ordre et la stabilité dans l’administration

–  La vérité et l’honnêteté dans le système de gouvernance ;

–  Des politiques rationnelles ;

–  Une justice dans le système judiciaire ;

–  Un système économique équitable ;

–  Un système législatif représentatif et sage ;

–  Des institutions fonctionnelles.

Cess piliers basés sur l’attitude et la compétence des gens seront bénéfiques à tous les Burundais, sans considération d’origine ethnique ou régionale. Ils offrent un environnement propice pour une paix durable et un progrès permettant à chaque individu d’atteindre ses visions personnelles sans aucune crainte.

Nous avons foi que ces piliers vont promouvoir d’autres valeurs morales au sein d’une société normale telle que la créativité, la crédibilité, les valeurs de famille, la justice sociale, l’impartialité, l’honnêteté, le courage, l’humilité, l’esprit de rendre service, la sagesse, la planification, l’épargne, l’investissement, des lois appropriées, une bonne planification nationale et d’autres encore.

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