Solutions

Il est plus qu’urgent de s’interroger sur la « voie que doit suivre la Société Burundaise pour se délivrer définitivement des époques d’arbitraire et de dictature ? ». La solution ne peut se trouver que dans un pouvoir du peuple sans représentation abusive de ses intérêts.

La Démocratie Adaptée et Responsable se fonde donc sur les valeurs individuelles et non les masses inconscientes qui se rangent derrière un manipulateur au service d’un maître mal  connu.

Nous avons donc besoin de s’entendre sur un nouveau Système Politique qui garantit la survie Politique, Economique et Sociale de toutes les ethnies, de tous les Burundais.

Ce nouveau Système Politique  rejette qu’un Parti Politique ou un individu décide de la représentativité de l’ethnie minoritaire sous prétexte qu’il a gagné les élections.

Chaque Clan devient alors responsable dans le choix des femmes et des hommes qui le représenteront au niveau des Institutions  du pays.

Parailleurs,

– Le lien social est d’une importance capitale dans l’histoire de notre pays. Nos liens familiaux, claniques, ethniques ou nationaux  devraient être constitutifs de notre propre nature qui est indispensable à notre survie. Nous avons donc la famille comme la structure la plus forte et la plus naturelle dans notre vie. En perdant le sens et l’organisation de nos Clans, nous avons perdu l’existence de nos familles élargies qui étaient la base de la transmission des valeurs et des traditions, tout en garantissant une protection sociale pour ses membres.

 

– On est confiné dans la notion de la République comme notre vaste famille et notre structure sociale vitale. Malheureusement, l’Etat comme connu jusqu’à aujourd’hui nie ce facteur social en voulant rassembler tout le monde sous une même autorité politique, d’où son échec sur tous les fronts. Cette approche de l’Etat-Nation aborde mal en conséquence la question des ethnies puisqu’elle veut enterrer la notion de nos Clans.

 

– Ce manque de base de références de nos origines a fait des Burundais, un peuple qui fonde sa culture sur une falsification du sens de la Nation. Si on accepte que des ethnies existent dans notre pays, on ne peut pas passer à côté de l’existence des Clans des uns et des autres. Il reste à savoir ce qu’on compte léguer aux générations futures étant donné que même le Burundais d’aujourd’hui manque de référence. De ce qui devrait nous guider, nous l’avons remplacé par l’enseignement classique pour avoir accès au savoir moderne des goûts d’une autre nature. Ainsi, on se perd dans des jugements superficiels des situations ou des hommes par manque du sens naturel de ce qu’une Nation.

 

– De cette légèreté dans la pensée, l’autorité de l’Etat manque son essence dans la vie quotidienne des opprimés, des asservis, des démunis, bref des victimes de sa propre politique. Elle les embarque dans ce qu’on appelle ‘Lois’ conçues non dans le but de réglementer la gouvernance de cet Etat mais pour se protéger contre une perte éventuelle du pouvoir dans cet Etat. Le sort de la Nation lui importe donc peu. Nous avons donc besoin de revenir sur nos valeurs si on veut que notre Nation Burundaise soit sauvegardée.

 

–  Nous avons abusivement embrassé la modernité destructive de nos cultures en bannissant nos  Lois coutumières qui protégeaient notre Nation contre ses ennemis de tout genre. Même si ces Lois coutumières ne prévoient pas des sanctions matérielles mais des sanctions morales, seules finalement dignes de la société humaine, leur efficacité n’est pas mise en doute.

 

– Notre pays, disons notre République est alors gouvernée par le mensonge et dans le mensonge. Malheur à celui qui ne l’accepte pas comme tel et rejoindre le club des menteurs, des oppresseurs, des alliés diaboliques. La rupture avec nos origines a fait de notre Nation une société arriérée sous plusieurs formes même si la politique du mensonge en défend autrement.

 

– Et demain, cet enfant sur le dos de sa mère demandera et cherchera à connaître les origines de cette déviation volontaire envers ses racines. Il trouvera la réponse, s’il est chanceux, dans les veines de ses ancêtres. En l’appelant Hutu, Tutsi, Twa, Ganwa ou autres encore, il cherchera à comprendre l’identité culturelle de ses ancêtres Hutu, Tutsi, Ganwa ou les autres. De ces ancêtres, on lui apprendra qu’il est Hima, Munyakarama, Mushubi, Mujiji, Muhanza, Musafu ou autre. Il cherchera parmi eux ses chefs traditionnels, ceux qui incarnent sa culture mais il ne les verra pas. La réponse à ses questions et inquiétudes ne sera qu’il est simplement Burundais, d’une culture burundaise et rien de plus. Encore une fois, il sera cette victime de la culture du mensonge que les destructeurs de nos origines ont valorisée au détriment de nos valeurs naturelles.

 

– Quelle est donc cette culture qui différencie un Muyanzi d’un Mutwa, un Mwenengwe d’un Muvumu, un Mutimbo d’un Mwega ? Où peut-on la trouver ? Et qui veille à ce qu’elle se pérennise et se transmette de père en fils, de génération en génération ? La réponse est loin des réalités actuelles.

 

– La destruction de nos cultures naturelles a aussi provoqué la destruction de nos familles, restreintes ou élargies et l’unité s’est envolée alors qu’elle est la condition première de survie de toute chose. Le facteur d’unité de toute communauté est le facteur social, c’est-à-dire le nationalisme. C’est pour cela que les communautés luttent pour leur unité nationale car leur survie en dépend. Le facteur national, ou lien social, agit automatiquement dans le sens de la survie d’une Nation, à l’instar de la force de gravité qui maintient la masse d’un corps autour du noyau. Dans la bombe atomique par exemple, la fission et la dispersion des atomes sont provoquées par l’explosion du noyau qui est le centre de gravitation. Le facteur d’unité est donc détruit, la force de gravité s’arrête et les éléments se dispersent. La bombe se désintègre et les dégâts sans retour sont là. C’est ça la loi naturelle immuable. L’ignorer ou la transgresser met en danger la vie elle-même. C’est ainsi que la vie des Burundais  se détériore parce que nous ignorons ou transgressons le nationalisme, c’est-à-dire le facteur social, l’attraction de la communauté, le secret de son existence.

– Nos grandes familles ont été détruites pour les remplacer par des corps agissant et se reconnaissant séparés dans l’intérêt égoïste d’une vie centrée sur le ‘moi’. La règle juste veut que chaque grande famille, donc un Clan, ait sa culture et ses défenseurs ; c’est le contraire qui est anormal. De cette anomalie naît une situation malsaine, origine de graves différends au sein de la communauté nationale. La seule solution consiste à être en harmonie avec la règle naturelle, à savoir : à chaque Clan sa propre culture de telle sorte que le facteur social coïncide avec le facteur culturel. Ainsi la vie de nos familles se stabilise, se renforce et se développe sainement.

 

– Chaque personne doit se reconnaître dans la famille qui est son berceau, son origine et son environnement social. De la nature elle-même, l’humanité est incarnée par la personne dans sa famille et non dans l’Etat qui lui est par ailleurs étranger. Nos grandes familles donc nos Clans, sont comme des plantes, prises isolément dans la nature  mais qui demeurent les éléments essentiels du monde végétal. Il faut donc les protéger pour sauvegarder notre Nation comme on doit protéger les plantes pour sauvegarder notre nature.

 

– Les facteurs politiques ont créé d’autres ensembles de familles qui forment l’Etat sans aucun rapport avec l’humanité. Ces facteurs dits modernes et entretenus par les destructeurs de nos valeurs naturelles ont mélangé du lait à l’urine pour n’engendrer que de la saleté : ce sont les Partis Politiques. D’où ces familles qui forment l’Etat Burundais ne sont que des déchets des vraies familles naturelles. Elles ne peuvent donc pas protéger notre Nation Burundaise étant donné que la loi naturelle de la vie sur terre les échappe.

 

– Or, toute situation, circonstance ou mesure provoquant la dispersion, la dislocation ou la disparition de nos grandes familles est en fait inhumain et antinaturel. C’est un acte arbitraire, comme toute action, circonstances ou mesure conduisant à la destruction de la plante, à la cassure de ses branches, au dessèchement de ses nervures et de ses feuilles.

– Les sociétés dans lesquelles l’existence et l’unité des Clans sont menacées, quelles qu’en soient les circonstances, sont semblables à ces champs dont la flore est menacée par l’érosion, l’incendie ou la sécheresse. Un jardin ou un champ prospère est celui où les plantes croissent, fleurissent, produisent du pollen et s’enracinent naturellement. Il en est de même pour la société burundaise avec ses différents Clans vivants.

 

– Le Burundais ne pourra jamais trouver son équilibre en dehors de sa grande famille. Comme  la feuille à la branche et la branche à l’arbre, détachées  elles perdent vie et valeur. Tel est le cas de nous Burundais sans nos Clans. Sans ces Clans, nous n’avons pas d’existence sociale. Et si notre Nation Burundaise devait arriver à faire exister le Burundais sans sa grande famille, elle deviendrait une Nation de vagabonds, pareils à des plantes artificielles. D’où l’avenir de notre Nation est menacé.

 

– Au lieu de se perdre dans ce que le Président Buyoya avait appelé abusivement l’unité nationale, il faudrait mieux revenir à nos origines et rétablir dans leurs droits nos Chefs de Clans qui forment en eux-mêmes cette base d’une Nation unifiée. On vivra ainsi notre unité naturelle et non celle artificielle comme célébrée chaque année en dehors de toute logique naturelle. C’est une vérité sociale qui n’est déniée que par celui qui l’ignore.

 

– Le lien social, la cohésion, l’unité, l’amitié et l’amour ont plus de force à l’échelon de nos grandes familles qu’à celui de la tribune construite par l’Etat en dehors de la fondation de nos bases naturelles. Les avantages, privilèges, valeurs et idéaux issus des liens sociaux existent là où ces liens sont forts ; c’est une évidence première, c’est-à-dire qu’ils sont plus vigoureux à l’échelle de nos grandes familles qu’à celui de l’autorité politique à travers son Etat. Il est donc de première importance, pour notre Nation, de préserver la cohésion de nos Clans afin de bénéficier des avantages, privilèges, valeurs et idéaux produits de la cohésion, de l’unité, de l’amitié et de l’amour familial, donc le vrai amour humain.

 

– Constituant une grande famille, le Clan garantit à ses membres les mêmes bienfaits et les mêmes avantages sociaux que l’Etat ne peut lui donner. Car le Clan est une famille au second degré. Ce qu’il importe de souligner, c’est qu’un Burundais peut parfois se livrer à des actes déshonorants qu’il n’oserait pas commettre en présence de sa famille au premier degré ou de son Clan. Mais, la famille directe étant de dimensions réduites, il lui est possible d’échapper à son contrôle, alors que le Clan exerce sa vigilance sur tous ses membres. C’est ça aussi sa force.

 

– Dans cette perspective, le Clan donne à ses membres un cadre de comportement qui se traduit par une éducation sociale plus complète et plus noble que n’importe quelle éducation scolaire.

 

– Le Clan est une école sociale dont les membres assimilent, depuis l’enfance, les idéaux élevés qui donnent naissance à un comportement social acquis pour la vie ; une dignité qui manque cruellement aux dirigeants actuels de notre pays. Ces idéaux s’enracinent naturellement à mesure que grandit le Burundais, contrairement à l’éducation et les sciences enseignées officiellement et qui s’effacent peu à peu avec l’âge et parfois, avec les milieux. Il en est ainsi car l’instruction a un caractère officiel, sanctionnée par des examens, et que le Burundais a conscience qu’elle lui est imposée par les circonstances.

 

– Les Clans sont donc nos parapluies naturels qui assurent la sécurité dans notre société burundaise. En vertu de leurs traditions et leurs bases naturelles, ils garantissent collectivement à leurs membres le paiement des amendes ainsi que la défense, c’est-à-dire une protection sociale sûre et rassurante. Le lien du sang est à l’origine de la formation d’un Clan, mais il n’est pas le seul, car l’affiliation en est un autre. Avec le temps, la différence entre le lien du sang et le lien d’affiliation s’efface, le Clan apparaît alors comme une entité sociale et physique. Cependant, le Clan est avant tout une entité de lien de sang et d’appartenance.

 

– A la disparition ou au refus de ces liens, on fait adieux à la famille en se refugiant derrière l’Etat en oubliant que la famille a plus d’importance que cet Etat.

 

– Nous avons par conséquent besoin de concevoir la protection de nos Clans, base fondamentale de notre Nation, par une nouvelle vision incarnée dans notre Nouveau Système Politique.

 

De ce qui précède et étant donné que les Burundais vivant sur chaque Colline administrative proviennent des Clans différents, ils sont appelés à choisir leurs représentants Collinaires sur base de l’identité Clanique.

Les membres de chaque Clan choisissent alors un homme et une femme qui les représentent au sein du Conseil Collinaire.

Partant de la Colline, c’est ce Nouveau Système Politique qui garantit l’instauration d’une politique durable, condition nécessaire pour le succès de toute approche de développement du Burundi.  Mais pour y arriver, les conditions politiques suivantes sont nécessaires :

    1. Le retour de tous les Burundais sur leurs origines naturelles ;
    2. Etablissement d’une légitimité Clanique et Politique;
    3. Etablissement d’une liberté politique réelle;
    4. Etablissement d’une bonne gouvernance politique et économique ;
    5. Etablissement d’une bonne gouvernance des finances publiques ;
    6. Etablissement d’un Etat de droit ;
    7. Etablissement d’une sécurité physique de chaque individu et la sécurité de ses biens ;
    8. L’adoption d’une nouvelle Constitution, basée sur la communauté, et qui prône la sécurité,       la solidarité, la justice, la droiture, l’unité, le patriotisme, la vérité, les valeurs morales, la participation et la représentation de tous les Burundais dans la gestion des affaires nationales.

Cette longue période d’impasse qu’a connue le Burundi jusqu’à présent finira avec la fondation de Nouvelles Structures Politiques Adaptées et qui sont loin de cette confusion causée par des compromis inappropriés entre les opinions de majorité et de minorité basées sur la peur.

Ces Nouvelles Structures Politiques Adaptées ne seront pas fondées sur des facteurs qui véhiculent la haine et la division telle que les Groupes Ethniques et les Partis Politiques.

Elles passent aussi par un nouveau découpage administratif de notre pays qui respecte les réalités du peuple burundais dans sa vie quotidienne ; donc les différents Clans vivant sur chaque Colline.

Les Nouvelles Structures Politiques Adaptées mettent en place un système législatif sage et représentatif, un pouvoir exécutif compétent et honnête, et un système judiciaire juste et réconciliant.

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